mardi 28 juillet 2009

Réunion de mise au point

Nous nous sommes réunis hier dans notre appartement, en compagnie des deux autres familles adoptives du Québec, de Ksénia et de Liza, notre interprète. Les deux autres familles sont actuellement dans la même situation que nous, c’est-à-dire, qu’ils sont eux aussi dans l’attente de leur troisième et dernier rendez-vous. Cette situation est exceptionnelle et c’est la première fois qu’elle survient à l’agence TDH. Ksénia nous a clairement fait état de la situation actuelle qui est très difficile, et elle n’a pas caché que ce ne serait pas facile pour aucune famille. Ksénia fait tout son possible, mais elle fait face à un creux d’enfants adoptables. Elle nous a même évoqué la possibilité de repartir au Canada et de revenir plus tard à l’automne pour le dernier rendez-vous, lorsque la situation sera meilleure. De notre côté, nous l’avons formellement informé que nous ne sommes pas intéressés par cette solution, car nous ne croyons pas que nous aurons l’énergie et le courage de revenir plus tard. La réunion d’hier avait toutes les allures d’une réunion de crise et nous en sommes tous ressortis un peu secoués. Néanmoins, Ksénia suit nos dossiers de proche et elle va se rendre au SDA à tous les jours pour tenter de nous dénicher un rendez-vous gagnant. Notre espoir repose presque entièrement sur elle. Il ne faut pas perdre espoir, car il nous reste un rendez-vous.

jeudi 23 juillet 2009

C’est la galère

Hier, nous sommes revenus à Kiev avec le moral complètement à plat. Nous nous sommes installés sans enthousiasme dans notre cinquième appartement dans le but d’attendre notre troisième et dernier rendez-vous au secrétariat d’adoption (SDA). Étant donné que nous étions persuadés que nous n’aurions probablement pas de rendez-vous avant la semaine prochaine, notre morosité a atteint un véritable creux en pensant à la semaine d’attente qui nous attendait à Kiev. Mais comme l’Ukraine est un pays insaisissable et imprévisible, nous avons été surpris d’avoir un appel de Lisa en soirée nous annonçant que nous aurions notre dernier rendez-vous le lendemain à midi. Nous étions très heureux, car nous croyions enfin notre chance arrivée. Ce matin, nous étions en train de nous préparer lorsque Lisa nous a appelés pour nous dire que le rendez-vous était annulé, faute de n’avoir aucune fiche d’enfant à nous présenter. Bon, vous aurez compris que notre moral a replongé aussitôt au plus bas. Nous sommes découragés en pensant à tous le temps qu’il nous reste encore à passer ici, mais nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre rêve, quitte a passer le reste de l’été en Ukraine. Nous allons donc attendre patiemment notre prochain rendez-vous, qui sera déterminant pour nous. Nous sommes dans une véritable galère et nous ramons vraiment très fort pour arriver à destination.

mercredi 22 juillet 2009

Les montagnes russes

Alors que nous croyions qu'Alexandre était l'enfant tout désigné pour nous, voilà que nous apprenons que le pronostic n'est pas bon pour son avenir. Notre coordonnatrice nous a rappelé hier pour nous faire part de son inquiétude. Elle venait de reparler à notre pédiatre Olga et cette dernière est unanime face à ses conclusions. Nous nous sommes fiés sur l'avis médical d'Olga, car c'est probablement une des meilleures pédiatres d'Ukraine. Nous avons décidé de revenir à Kiev dans l'attente du dernier rendez-vous. Nous repartons donc ce matin, juste après avoir passé chez l'inspecteur signé notre lettre de refus. C'est une décision qui nous a arraché le cœur, car nous commencions déjà à nous attacher à cet enfant, qui était doux, vif et joyeux et que nous voyions déjà ramener à la maison. Retour encore une fois à la case départ.

mardi 21 juillet 2009

Encore des incertitudes

Comme prévu, nous sommes arrivés à Kirovohrad hier matin avec le médecin. Nous nous sommes d’abord installés dans un appartement avec notre interprète Anna. En effet, elle sera avec nous pour un certain temps. Nous sommes ensuite allés à l’orphelinat où nous sommes allés retrouver Oleksandr, qui nous a accueillis avec un magnifique Dobry dien (bonjour). Olga l’a alors examiné et a pris ses mesures. Malheureusement, elle trouve qu’Oleksandr est beaucoup trop petit pour son âge (poids, taille et périmètre crânien). La grosseur de sa tête l’a particulièrement inquiété, car elle croit que cela pourrait entraîner des problèmes de développement de toutes sortes. Elle nous a donc suggéré d’aller consulter un généticien, ce que nous allons faire dès demain si nous pouvons avoir un rendez-vous (ici, c’est assez rapide). Nous savons qu’il est né prématurément et qu’il a dû rester cinq mois à l’hôpital et qu’il n’a pas pu avoir ses vaccins avant un an, car son poids n’était pas suffisant. Nous trouvons malgré tout qu’il est éveillé et qu’il apprend vite, mais qu’on le veuille ou non, la peur et le doute s’installent à nouveau. Nous allons donc attendre demain d’avoir l’avis du généticien avant de nous prononcer et prendre une décision.

samedi 18 juillet 2009

Rencontre avec Oleksandr


Nous avons fait hier, comme prévu, un voyage allez retour à Kirovohrad pour aller rencontrer Alexandre (Oleksandr en ukrainien), un petit garçon de 3 ½ ans. Les 375 km entre Kiev et cette ville se font généralement en 5 heures, mais grâce à la fougue d’un pilote de Formule 1 de notre chauffeur Roman, nous l’avons fait en 4 heures. Notre première impression avec le petit a été très bonne, surtout que nous ne nous faisions pas de faux espoirs. Avec le traumatisme occasionné par notre expérience précédente, nous sommes allés visiter cet enfant avec plus d’objectivité et même avec une certaine crainte. Nous avons donc été agréablement surpris. Nous avons rencontré la psychologue, le médecin et le juriste de l’orphelinat qui nous tous parlé du petit. Ça c’est fait avec beaucoup de professionnalisme et ça nous a beaucoup rassurés. Ensuite ils nous ont laissés seuls avec le petit dans une salle de jeu ou nous avons pu jouer avec lui et l’observer. Le contact s’est bien fait et nous avons beaucoup aimé sa personnalité. Il est doux, calme et il aime le jeu. Nous allons déménager dans cette ville lundi et notre médecin nous accompagnera la première journée pour qu’elle puisse l’examiner en détail. Mais pour cela, nous n’avons pas de crainte, car selon le médecin de l’orphelinat, il est en parfaite santé. Après, selon la conclusion d’Olga, nous prendrons notre décision qui déterminera si nous enclenchons, ou non, le processus d’adoption. Mais nous fondons beaucoup d’espoir en ce petit. Espérons que cette fois-ci sera la bonne.

jeudi 16 juillet 2009

Notre deuxième rendez-vous

Nous avons finalement eu notre deuxième rendez-vous hier à 14h. On nous a d’abord présenté Katarina, une petite fille de 2 ans, que nous avons accepté d’aller visiter à l’orphelinat de Mykolaïv, sur la mer Noire. Mais, après vérification, le secrétariat d’adoption a constaté que cette fille n’était plus adoptable, car une famille qui avait précédemment adopté sa sœur désirait l’adopter. Ils nous ont alors refaits entrer dans le bureau et ils nous ont cette fois présenté une seule fiche d’un petit garçon de 3 ½ ans, qu’on a d’abord refusés. Cependant, Ksenia n’a pas accepté si facilement notre refus; elle nous a convaincus qu’il fallait au moins aller sur place pour voir l’enfant et qu’on ne pouvait pas seulement se fier à une photo. Comme nous avons confiance en elle et en son expérience, nous nous sommes rangés à ses arguments. Il est vrai que notre première expérience nous a marqués et que nous avons peur que ça se reproduise une deuxième fois, mais nous devons surmonter nos peurs et continuer d’aller de l’avant. Nous devrions donc prendre la route pour Kirovohrad dès demain matin.

lundi 13 juillet 2009

Rendez-vous avorté

Notre rendez-vous, qui aurait pu avoir lieu aujourd’hui, est finalement reporté à mercredi matin, tel qu’il avait été précédemment prévu. Ksenia, notre coordonnatrice, a passé la journée au département d’adoption dans le but d’essayer de glaner de l’information sur les enfants adoptables. Devant le décevant constat qu’il n’y a présentement aucun nouveau dossier qui correspond à nos critères, elle a préféré attendre le rendez-vous officiel, plutôt que de tenter de faire glisser notre rendez-vous aujourd’hui, tel qu’elle l’espérait. Ksenia travaille très fort pour nous et elle tente par tous les moyens de faire de notre prochain rendez-vous, une rencontre gagnante. Pour nous, c’est une déception, mais ce n’est rien par rapport à tous les parents qui se sont pointés aujourd’hui et qui sont ressortis déçus de leur rencontre infructueuse. On garde donc un peu d’espoir pour mercredi, mais on ne se fait pas d’idée. Peut-être que le troisième rendez-vous sera le bon.

vendredi 10 juillet 2009

De belles rencontres

La journée d’hier fut ponctuée de belles rencontres de quelques parents adoptifs de chez nous, qui sont à des degrés divers dans leur processus d’adoption. Vers 11h, nous sommes d’abord partis avec Carol, Manon et leurs deux filles vers la Place de la révolution (Mayden Nezalejnosti) et avons rejoins Éric, Lucie et leur garçon pour un petit dîner. Ces derniers n’utilisent pas la même agence que la nôtre. Ils ont été rencontrés par hasard dans la rue par Carol et Manon. Nous sommes ensuite allés prendre une petite bière à leur appartement, puis avons déambulé tous les neuf dans la ville. Nous avions beaucoup d’expériences communes à partager et on peu dire que nous n’avons pas vu l’après-midi passer, tellement elle fût agréable.
Aussitôt revenus à l’appartement, le téléphone sonne à nouveau. C’était Dany et Nathalie, le dernier couple débarqué en Ukraine et qui venait d’avoir leur premier rendez-vous le matin même. Nous leurs avons fixé rendez-vous en soirée dans un petit parc jouxtant nos appartement respectifs. Nous avons une fois de plus pu partager nos expériences réciproques, alors que leur premier rendez-vous fut un échec et qu’ils sont en attente de leur deuxième rendez-vous.
Toutes ces familles sont très gentilles et nous nous sommes liés très rapidement. Nous allons garder contact régulièrement, dans le but de s’entraider et se serrer les coudes. Ça fait du bien de se réunir entre concitoyens, alors que nous sommes si loin de notre famille et de nos amis. Ce fût une journée particulièrement enrichissante et pleine d’espoir.

mercredi 8 juillet 2009

Enfin une date !

Nous venons tous juste de recevoir la visite de notre coordinatrice Ksenia, accompagnée de notre interprète habituelle, Liza et d’une nouvelle interprète, Anna. Elles sont venues pour nous proposer deux dates de rendez-vous : demain, jeudi, ou lundi prochain. Ksenia pense que nous devrions attendre lundi, car plusieurs nouveaux dossiers risquent de s’accumuler durant le week-end, augmentant ainsi nos chances d’avoir des propositions intéressantes. Nous avons donc accepté d’attendre lundi. C’est encore des journées de perdues, mais nous sommes heureux d’avoir enfin un rendez-vous de fixé. Si tout va bien, nous pourrions être partis de Kiev mardi soir. En attendant, Ksenia nous a proposé quelques activités à faire avec les nouveaux arrivants. Une chose est sûre, nous allons arriver à notre deuxième rendez-vous beaucoup plus reposés et avisés qu’au premier. On vous redonne des nouvelles…

mardi 7 juillet 2009

L’attente se poursuit

Depuis deux jours, nous continuons d’errer dans la Ville. N’ayant rien d’autre à faire, nous avons parcouru quelques centres d’achats, dont un plutôt au dessus de nos moyens. Nous sommes également allés dans le quartier Podil, en descendant par la Andriyivsky ouzviz. Nous en avons profité pour acheter quelques souvenirs et nous avons été étonnés qu’un vendeur nous parle dans un Français assez bien (la première fois depuis notre arrivée en Ukraine).

Nous sommes ensuite allés manger des crêpes dans un succulent petit restaurant français Svytlytsa, sur une terrasse au milieu de la côte. Nous espérions que les serveuses parlent français, mais nous nous sommes trompés, car elles ne parlaient que le russe. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences et qu’on peut se faire aborder en français lorsqu’on ne s’y attend le moins.
Le quartier Podil, qui longe le Dnipro, est différent et plus modeste que le centre-ville dominé par le boulevard Khreshtchatyk. Plusieurs bateaux-restaurants sont ancrés au quai et il y a une multitude de petits kiosques qui vendent de la bière et toute sorte de choses à manger.
En soirée, nous avons reçu un appel d’une famille du Saguenay qui vient d’arriver en Ukraine. Manon et Carol sont en effet venus avec leurs deux filles pour se lancer comme nous dans cette grande aventure d’adoption dans ce pays. Nous avons d’abord pu les aider à communiquer avec des gens de chez eux, car eux aussi éprouvaient des problèmes avec Internet. Nous les avons ensuite rejoints dans la rue pour faire connaissance et pour leur montrer où est située notre épicerie favorite. Leur appartement est situé sur le même boulevard que nous et à seulement 5 minutes à pied. Nous sommes très heureux de les avoir rencontrés, car après trois semaines en Ukraine, c’est très agréable de faire connaissance avec des gens de chez nous qui vont bientôt vivre les mêmes expériences que nous (du moins pour le début des démarches). Ils sont très gentils tous les quatre et on a beaucoup parlé de nos projets communs et de nos attentes. Ils ont leur premier rendez-vous ce matin avec le département d’adoption. On leur souhaite bonne chance et on est de tout cœur avec eux.

dimanche 5 juillet 2009

Mayden Nezalejnosti

Petit tour sur la plage


Après avoir flâné un peu à l’appartement le matin, nous avons décidé d’aller faire un petit tour au centre-ville. Nous nous sommes dirigés tout naturellement vers Mayden Nezalejnosti, alors que la fin de semaine, on transforme le boulevard Khreshtchatyk en rue piétonne. Une fanfare était dans la rue et nous a offert un petit concert.
Nous avons ensuite continué et sommes descendu jusqu’à une passerelle qui enjambe le fleuve Dniepr pour nous rendre sur l’île Troukhaniv. Cette île est très fréquentée par les jeunes, qui y viennent pour profiter d’une des nombreuses plages de sable fin. N’ayant pas le goût de nous baigner dans cette eau qui est loin d’être propre, nous sommes retournés de l’autre côté de la rive et sommes partis vers le quartier Podil, plus au nord. La pluie est arrivée sournoisement (comme c’est souvent le cas en Ukraine) et nous avons alors décidé de prendre le funiculaire pour retourner dans la haute ville. La pluie ayant cessé, nous sommes lentement retournés à notre appartement.
Nous commençons à être impatients de connaître la date de notre prochain rendez-vous avec le secrétariat d’adoption. On souhaite de tout cœur que ce soit au cours de la semaine. On ne veut pas se mettre trop de pression, mais on s’imagine mal attendre encore une semaine. Croisez les doigts pour nous !

samedi 4 juillet 2009

Visite du Monastère Laure des catacombes


Profitant de nos vacances forcées, nous sommes allés visiter hier le Monastère Laure des Catacombes. Il s’agit d’un ensemble d’église et de cathédrale orthodoxe, réparties sur 28 ha de colline et de sentiers. L’endroit est magnifique, avec beaucoup de coupoles dorées. Le lieu est considéré comme étant le plus sacré du pays et les pèlerins y affluent. Pour entrer dans les églises, les hommes doivent porter des pantalons et les femmes doivent avoir une jupe sous les genoux et avoir les cheveux couverts par un foulard. Sophie avait l’air presque d’une pèlerine avec son foulard qu’elle avait amené pour l’occasion. C’est toujours troublant de visiter les églises d’Ukraine, car les gens sont très pieux et ils font continuellement le signe de croix plusieurs fois avant d’y entrer. Ils font de mêmes devants les icônes sacrées, sans parler qu’ils se penchent ensuite pour les embrasser. Nous respectons ces traditions religieuses, mais c’est toujours étonnant pour des gens comme nous qui ne vont presque jamais à l’église. Le clou de la visite fut sans contredit les visites des catacombes proches et lointaines dans la partie Lavra basse du Monastère. Des galeries souterraines troglodytes furent creusées au XIe siècle par Saint-Antoine et Saint-Théodose, qui y vécurent en Hermite jusqu’à la fin de leurs vies. Leurs corps y ont été conservés sur place, avec plus d’une centaine d’autre. Les galeries sont très étroites et les visiteurs et pèlerins se suivent à la queue-leu-leu avec un cierge à la main. Les cercueils en bois et en verre des moines sont disséminés tous au long des tunnels. De temps en temps, on peut voir une main fossilisée sortir du linceul, alors que les fidèles y voient un signe de sainteté et embrassent les cercueils. La visite est une expérience unique en son genre et quelque peu déroutante. Malheureusement, nous n’avons pas de photos à l’intérieur des grottes, car les appareils photo y étaient interdits.

En sortant, nous avons pu admirer la statue Rodina Mat, monument érigé en hommage de la défense de la Mère Patrie (Deuxième Guerre mondiale). Cette statue en titane est encore plus haute que la statue de la Liberté, mais elle n’a pas le même prestige.

vendredi 3 juillet 2009

Retour à Kiev

Nous sommes maintenant revenus à Kiev. Notre appartement est encore mieux que le premier; nous sommes toujours situés sur Lesi Ukraïnki, mais au 12e étage dans un bâtiment plus récent et plus près du centre-ville. Notre retour dans cette ville marque pour nous un tournant dans notre processus d’adoption. Ce n’est pas facile d’oublier Vadim et il arrive qu’on se remette en question. Mais on sait qu’on a pris la bonne décision et pour reprendre les propos recueilli pas des amis dans un courriel, « Le but n'est pas d'être une famille à tout prix, mais de former une famille unis ». Nous avons appris que nous devrons attendre jusqu’à mardi prochain pour connaître la date de notre prochaine rendez-vous au département d’adoption. On espère seulement qu’il ne sera pas fixé une semaine plus tard…

La vie à Kiev est à des années lumières de la ruralité de Prylouky. N’ayons rien d’autre à faire, nous en profitons pour faire un peu de tourisme. Kiev est une ville trépidante et moderne. Elle n’a rien à envier à des villes comme Montréal. C’est très beau, avec d’énormes boulevards, beaucoup de places publiques et de terrasses.
Les femmes semblent sorties tout droit d’un magasine de mode. C’est plutôt spécial de les voir se pavaner avec leurs décolletés plongeants et leurs jupes très, très courtes (Paul-André ne s’en plaint pas trop). Nous avons donc fait un grand tour de ville à l’aide de notre guide de voyage, ce qui nous à amenés aux quatre coins de la ville, en passant par le maydan Nezalejnosti, théâtre de la révolution orange en 2004. Cette place centrale de la ville est ornée de multiples fontaines et de plusieurs statues et monuments. Pour y accéder, on arrive par le boul. Khreshtchatyk, qui est bordé d’énormes bâtiments staliniens monumentaux.














Pour l’anniversaire de Paul-André, qui a eu 40 ans le 2 juillet, nous sommes allés au restaurant Pervak, meilleur restaurant de la ville offrant des repas ukrainiens (et cela, pour 14 dollars pour les deux). Le restaurant est magnifiquement décoré comme au début du siècle et on y présentait des vieux films de Chaplin.
Nous sommes ensuite allés au cinéma Kinoteatr Kiev, juste à côté, voir un film français sous-titré en ukrainien. Ce cinéma est un vrai théâtre d’époque, ou on doit choisir son siège lorsque l’on achète le billet. Pas facile en russe, mais nous y sommes arrivés!

jeudi 2 juillet 2009

Retour à la case départ

Après plusieurs jours sans accès à Internet, nous pouvons enfin vous donner de nos nouvelles. C’est avec regret que nous vous annonçons que le 29 juin, nous avons du prendre une décision qui va peut-être vous surprendre ou même vous attrister. Elle peut paraître inattendue, car rien ne la laissait présager dans ce blog. Après la visite du matin à l’orphelinat, nous avons décidé d’un commun accord d’arrêter les démarches d’adoption de Vadim et de repartir à la case départ. Cette décision fut terriblement difficile à prendre, mais elle était basée sur plusieurs observations que nous avions faites au fils des derniers jours. Vadim était très gentil, mais il avait un sérieux déficit d’attention et d’attachement. Malgré tous le temps que nous avons passé avec lui, nous n’avons jamais réussi à vraiment tisser des liens, de plus, nous avons constaté qu’il était totalement insensible à toute autorité. Sans entrer dans les détails, nous avons observés plusieurs comportements inadéquats, tant au niveau social, émotionnel que cognitif, avec lesquelles nous n’étions pas à l’aise. À chaque jour nous nous disions que demain allait être mieux et que c’était peut-être une période d’adaptation mais plus le temps avançait plus son comportement nous troublait. La coordinatrice et la traductrice sont donc venues dans l’après-midi et ont a pu parler avec quelques-unes des nounous qui nous ont confirmés ce que l’on pensait.
Cette décision est pour nous lourde de conséquence, car nous sommes retournés à Kiev et nous devons attendre la prochaine date d’invitation au département d’adoption pour une nouvelle proposition. C’est ainsi que notre voyage qui aurait pu se terminer en 5 semaines, devra désormais s’allonger de plusieurs semaines supplémentaires. C’est une décision que nous devions prendre car elle allait influencer le reste de notre vie. Nous sommes maintenant de retour à Kiev, en attente d’un nouveau rendez-vous. Nous devons vivre avec notre décision et rester positif pour le reste du voyage.

lundi 29 juin 2009

28 juin – Jour de l’indépendance ukrainienne

En ce jour de l’indépendance du pays, nous avons fait comme prévue nos deux visites quotidiennes à l’orphelinat. La journée fut encore une fois plutôt torride. On se croirait plus à Cuba que dans un pays de l’Europe de l’est (sauf qu’il n’y a pas de plage). Nous vivons l’itinéraire pour se rendre à l’orphelinat comme un Chemin de croix (expression juste venant de nos nouveaux amis Stéphanie et Pascal) ou comme un Chemin de Compostelle. Mais l’effort en vaut la peine, car nous sommes toujours heureux de retrouver notre petit Raphaël. Aujourd’hui, nous lui avons apporté les vêtements que nous avions achetés hier et c’est volontiers qu’il s’est prêté à une séance d’essayage. Nous lui avons mesuré les pieds et sommes repartis de plus belle vers le centre de la ville, que nous découvrons un peu plus chaque jour. Nous avons découvert une nouvelle place publique, qui comprenait un très grand marché en plein air et une superbe église orthodoxe. Nous avons trouvé d’autres vêtements, une casquette et les souliers que nous recherchions. Quand nous avons fait essayer les nouveaux souliers à Raphaël, il a fait le tour de toutes les nounous pour leur montrer et il ne voulait plus les enlever.
Aujourd’hui, pour la première fois, Raphaël a pleuré lorsque nous l’avons quitté. Une nounou a donc décidé de nous accompagner avec lui jusqu’à la grille pour nous dire au revoir. Pauvre petit, ça nous a arraché le cœur de le voir si triste de nous voir partir.
Hier soir, nous sommes allés au Café comme prévue. Quel plaisir de déguster un véritable espresso, bien fort, alors que nous ne buvons désormais plus que du café instantané au quotidien. Quel plaisir aussi nous avons eu d’écouter la musique de Leonard Cohen et de Joe Dassin (eh oui! même lui) sur la terrasse du Café. Ce soir, si nous avons encore un peu d’énergie (nous avons fait environ 18 km à pied aujourd’hui), nous allons essayer de nous joindre aux festivités pour le jour de l’indépendance.

dimanche 28 juin 2009

Début du deuxième week-end (27 juin)

Hier soir, après sept jours de canicule, nous avons eu droit à un magnifique orage que nous avons pu admirer de la véranda du septième étage de notre appartement. La pluie a permis de rafraichir un peu la nuit, mais nous avons été déçus de constater aujourd’hui qu’il faisait aussi chaud. Après la visite à l’orphelinat ce matin, nous sommes allés au centre-ville acheter des vêtements pour Raphaël. En effet, si nous ne voulons pas le ramener nue comme un ver, nous devons avoir des vêtements avant de quitter l’orphelinat après le jugement. Nous lui avons donc acheté quelques chandails, quelques shorts et des sous-vêtements. Le choix n’était pas extra et les grandeurs ne nous sont pas familières, par exemple on a acheté des T-shirts et des shorts grandeur 110. On espère trouver mieux à Kiev. Pour les souliers, nous n’étions pas sûrs de la grandeur. Nous allons donc prendre des mesures de ses pieds avant de retourner dans les magasins. Luda était avec nous mais comme elle ne comprend pas très bien ce que l’on veut, elle ne peut pas nous aider beaucoup. Par contre nous sommes entrés dans une boutique ou la vendeuse parlait un anglais approximatif mais quand même c’était de l’anglais ce qui est très rare en dehors de Kiev.

Sinon, le train-train quotidien se poursuit. Nous commençons vraiment à nous ennuyer des épiceries de chez nous. Nous regrettons de ne pas avoir apporté des fines herbes pour faire la cuisine. Nos recettes sont assez rudimentaires et sans saveur. Même les toasts du matin nous manquent, car il n’y a pas de grille-pain dans l’appartement. Heureusement, les fromages et les saucissons sont bons et la bière est excellente. On rêve d’une bonne bouffe italienne ou d’aller manger au Soupe Bol (pour ceux qui connaissent le resto du Square-Phillips à Montréal). Ce soir, nous allons tenter de se dénicher un café, question d’être dans l’ambiance du samedi soir.

mardi 23 juin 2009

La Saint-Jean



Le soir de la Saint-Jean, nous sommes allés manger au Restaurant. Quelle surprise de constater en rentrant, qu’une serveuse attendant sur un divan, a du nous déverrouiller la porte de la salle à manger. Le restaurant était désert, les lumières éteintes et sans musique. Nous avons demandé à la serveuse de nous apportez un « méniou angliski » pour obtenir un menu en anglais. Deux minutes après nous l’avoir apporter, elle est venue prendre notre commande. Nous avions beau insister, elle ne comprenait pas que nous voulions un délai pour choisir. Bref, nous avons pris n’importe quoi sur le menu. Le repas était composé d’escalopes de veau avec une sauce au brie et des crêpes de patates. Ce n’était pas si pire, mais un peu décevant. Ce restaurant, le seul que nous connaissions à date, doit être hors de prix pour un habitant moyen. Notre repas nous a coûté 150 grivnas (20 dollars), mais c’est le prix d’une épicerie moyenne.
Ce matin ( le 25) nous avons suffoqués sous un soleil de plomb. L’humidité s’est maintenant mise de la partie. Combiné avec température avoisinant les 35°C, nous sommes revenus de notre visite à Raphaël épuisés. Aujourd’hui, nous lui avons amené un album contenant des photos de notre famille et de notre maison (incluant sa future chambre). Il était intéressé, mais seulement aux photos ou il y avait nous deux. Ensuite, nous sommes retournés voir le groupe d’enfants qui était en train de se baigner. Raphaël ne s’est pas fait prier et il s’est déshabiller pour se jeter à l’eau. Il semble vraiment aimer l’eau et nous sommes convaincus qu’il aimera notre piscine. En le regardant jouer avec ses amis, on a pu constater qu’il était le plus ‘tannant’ de sa gang, ça promet!!! Pour l’instant, c’est nous qui aimerions bien se baigner, car à part la moiteur de l’appartement, il n’y a pas beaucoup d’endroit ou se rafraîchir. On annonce encore au dessus de 30°C pour les prochains jours, on va prendre notre mal en patience.
On a toujours beaucoup de difficulté avec internet. On peut lire les courriels (et encore) mais nous ne sommes pas toujours capables de répondre. On vous redonne des nouvelles…

Rendez-vous chez le juge (24 juin)

Encore un autre rendez-vous inattendu. Liza, notre interprète, nous a appelés mardi soir pour nous dire qu’elle viendrait nous chercher pour se rendre chez le juge le lendemain. Comme promis, mercredi matin, elle est venue nous chercher à 8h et nous sommes allés chez le juge pour déposer les papiers et pour fixer la date du jugement. Encore une fois, nous sommes entrés au tribunal et nous n’avons pratiquement pas parlé, mais nous avons beaucoup souris. Liza a usé de son charme auprès du juge pour obtenir qu’on passe en cour mardi le 30 juin prochain. Nous ne pensions pas passer si vite et nous sommes très heureux. C’est donc dire que si tout va bien, nous devrions obtenir les documents écrits concernant le jugement (que nous obtiendrons le même jour que l’audition) 10 jours ouvrables après la date de l’audition. Nous pouvons donc présumer que nous serons de retour à Kiev vers la mi- juillet pour la fin des procédures.
Nous sommes ensuite allés voir Raphaël à l’Orphelinat. Nous en sommes à notre cinquième journée de canicule en autant de jour à Prylouky. Hier, nous avons eu un orage, qui n’a malheureusement pas rafraichi la température. Nous lui avons trouvé de nouveaux jouets, soit des blocs de construction et une planche à dessiner. Nous continuons à le stimuler et à lui apprendre des mots français mais sans lui mettre trop de pression, pour ne pas avoir l’effet inverse.
La vie au quotidien continue. Nous avons fait quelques achats de base, comme un couteau à beurre et un plat en plastique pour les aliments (et oui, Luda n’a pas cela dans sa cuisine). Mais tout est étonnamment pas cher, sauf qu’on a l’air toujours un peu « attardé » lorsqu’on rentre dans un commerce, car on n’a pas beaucoup de possibilité de communiquer, sinon, avec des signes. Ce soir, on a décidé de délaisser un peu les recettes maisons, pour le restaurant. Pas besoin de faire la cuisine mais toujours est-il qu’il faut réussir à passer la commande. Qui sait ce qu’on aura comme surprise dans notre assiette…
P.S. : Désolé de ne pas mettre beaucoup de photo. Internet nous limite beaucoup à ce niveau, mais dès que nous pourrons, nous allons en ajouter.

Visite chez le notaire (22 juin p.m.)

D’abord merci à tous pour vos nombreux commentaires. Ça fait chaud au cœur de penser qu’il y des gens qui pensent à nous.
Lundi après midi, notre coordonatrice Ksenia nous a appelés, car elle était en route pour venir nous chercher pour aller chez le notaire. Tous se déroule très vite, beaucoup plus vite qu’on nous l’avait laissé entendre. Elle nous a dit qu’elle avait besoin du nom que nous allions donner à notre enfant pour son nouveau certificat de naissance. Heureusement, nous y avions pensé d’avance, car on ne pensait pas que le choix du prénom était importante rendu à cette étape-ci de notre processus d’adoption. C’est donc Raphaël que nous avons choisi. Notre rôle chez le notaire était plutôt passif, car on ne comprend rien. Cette fois-ci, nous avions un interprète local qui a traduit seulement en anglais (et encore!). C’est toujours drôle de voir les papiers écrit en russe, avec nos noms dans cette langue. Par exemple, on traduit « Sophie », par « Coфi ».
C’est ainsi que nous avons raté un rendez-vous avec Raphaël. Mais il semblait encore plus heureux de nous voir le lendemain matin. Nous allons toujours le voir deux fois par jour, malgré la chaleur étouffante et la longue route pour se rendre à l’orphelinat. Mais nous ne voulons à aucun prix rater une visite car chaque jour nous permet de nous rapprocher un peu plus de lui.